Des experts des droits humains ont mis en avant, mercredi lors d’une rencontre organisée en marge de la 63e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies (CDH) à Genève, les initiatives de développement et de protection des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels dans les provinces du Sud du Maroc, tout en dénonçant les violations des droits humains les plus élémentaires dans les camps de Tindouf.
Réunis au Club Suisse de la Presse, en célébration du 60e anniversaire de l’adoption du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), les participants examinaient les défis liés à la mise en œuvre des deux Pactes, particulièrement dans les régions affectées par les conflits.
Intervenant à cette occasion, le président de la Commission indépendante des droits de l’homme en Afrique du Nord (CIDH), Moulay Lahsen Naji, a rappelé le rôle central de ces instruments dans l’architecture internationale des droits humains, appelant à accorder une attention particulière à la protection des civils dans les zones touchées par les crises, notamment au Sahel, au Soudan et en République démocratique du Congo.
De son côté, le président du Center for Peace and Reconciliation, Mehmet Guzel, a souligné l’importance des deux Pactes et abordé la responsabilité des acteurs armés non étatiques, évoquant à ce titre la situation des populations vivant dans les camps de Tindouf et appelant à renforcer l’attention internationale sur les violations des droits humains qui y sont rapportées.
Dans un autre volet, M. Ayman Okail, président de la fondation Maat pour la paix, le développement et les droits de l’homme, basée au Caire, a présenté des exemples de pratiques nationales en matière de mise en œuvre des droits humains, citant notamment le Maroc et les initiatives de développement et de protection des droits menées dans les provinces du Sud, en particulier à Laâyoune et Dakhla.
Consacrant son intervention à Dakhla, M. Limam Boussif, président de l’ONG Youth Pioneer, a, pour sa part, présenté une étude de cas sur la mise en œuvre des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels dans cette ville, ainsi que sur les perspectives de développement et de stabilité dans la région.
Il a également abordé la plan marocain d’autonomie au Sahara, qu’il a présenté, selon son analyse, comme une approche susceptible de contribuer à la stabilité et à la protection des droits, tout en évoquant l’évolution des relations diplomatiques autour de la région, notamment l’ouverture de consulats à Laâyoune et Dakhla et les positions exprimées par plusieurs Etats, dont les Etats-Unis.
Au cours de ce side event placé sous le thème: “Securing the next 60 years: addressing risks and advancing good practices under the covenants”, les discussions ont également porté sur les obstacles à la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels, la réduction des discriminations et la protection des populations civiles, notamment des femmes et des filles, dans les zones de crise.
Les participants ont appelé à renforcer la coopération entre Etats, mécanismes internationaux des droits humains, organisations de la société civile, experts et jeunes, afin de consolider les dispositifs de protection et de faire des droits consacrés par les deux Pactes une réalité concrète pour les populations concernées.
(MAP: 17 Septembre 2026)





