L’école coranique de la mosquée « Al Kassam » à Dakhla se veut un haut lieu du savoir et une véritable pépinière pour ancrer les valeurs religieuses et morales chez les générations montantes.
Ainsi, cet établissement d’enseignement traditionnel demeure une référence scientifique singulière et se propose de contribuer à la diffusion des connaissances religieuses, d’autant plus qu’il constitue une destination privilégiée des apprenants en quête du savoir et animés par une forte volonté de mémoriser le Saint Coran.
Dans une démarche qui témoigne du souci de la préservation des méthodes traditionnelles de mémorisation du Saint Coran, les apprenants recourent aux ardoises en bois (Louha), aux plumes de roseau et à l’encre traditionnelle (Samgh).
En effet, cette méthode ne permet pas uniquement aux élèves de mémoriser le Coran, mais d’apprendre aussi les styles calligraphiques arabes et de perfectionner leur niveau en langue arabe classique.
Au sein de cet espace emblématique d’apprentissage empreint de piété et de rigueur scientifique, chaque apprenant tient une ardoise en bois sur laquelle sont transcrits des versets du Saint Coran qui les récite et répète à haute voix. Cela permettait aux élèves d’apprendre et de mémoriser le Texte sacré de manière interactive.
Cette méthode de mémorisation est adoptée dans plusieurs écoles coraniques (Katatibs) et défie toutes les nouvelles technologies, pour qu’elle ne soit pas reléguée aux oubliettes.
Dans une déclaration à la MAP, le délégué du ministère des Habous et des Affaires islamiques dans la région Dakhla Oued Eddahab, Abdelkader Alioui, a indiqué que les écoles coraniques jouent des rôles extrêmement importants dans la consolidation des valeurs morales chez les générations montantes dans les différentes régions du Royaume.
M. Alioui a également fait savoir que ces écoles, bien qu’elles soient situées dans des mosquées ou à l’extérieur de ces lieux de culte, sont soumises aux autorisations délivrées par le Département de tutelle.
Ces écoles traditionnelles sont également considérées comme un pilier dans l’enseignement originel et un haut lieu de savoir, dédié à l’apprentissage du Saint Coran et des sciences théologiques, a-t-il noté, faisant savoir que certains parents veillent à inscrire leurs enfants à ces « Katatibs ».
De même, il a relevé que les Conseils locaux des Ouléma et la Délégation régionale du ministère des Habous et des Affaires islamiques, veillent à l’organisation des concours de mémorisation et de psalmodie du Saint-Coran durant le mois sacré du Ramadan, comme ils effectuent des visites périodiques à ces écoles pour s’assurer qu’elles respectent leur règlement intérieur.
Pour sa part, Rachid Lahrach, enseignant à l’école coranique « Al Kassam », a indiqué que cette école traditionnelle s’appuie toujours sur la méthode marocaine authentique de mémorisation du Saint Coran et de maitrise des règles de psalmodie (Tajwid).
M. Lahrach a aussi fait savoir que durant ce mois béni et tout au long de l’année, ces écoles connaissent une grande affluence de la part des parents et tuteurs d’élèves qui inscrivent leurs enfants aux cours prévus chaque mercredi, samedi et dimanche.
Les apprenants sont soumis à un régime et à un emploi du temps qui leur permet de bénéficier de ces cours, en leur offrant la possibilité de poursuivre leurs études dans les différents établissements scolaires, a-t-il enchaîné.
Les Marocains accordent un intérêt particulier au Saint Coran et veillent scrupuleusement à l’enseigner à leurs enfants, en particulier dans les régions du Sud du Royaume, où les écoles coraniques, les zawiyas et les écoles sont très répandues, a-t-il soutenu.
L’école coranique « Al Kassam » figure parmi les 16 écoles traditionnelles réparties sur la province, attirant de plus en plus d’apprenants, en leur inculquant les règles de la récitation correcte et de mémorisation du Saint Livre, selon la lecture « Warch an Nafiâ ».
Au fil des générations, cette école a contribué significativement à l’éducation des apprenants en les initiant au Coran et aux préceptes de l’Islam et en préservant l’identité spirituelle du Royaume et ses spécificités.
(MAP: 25 Mars 2025)