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» Société » « Jamaâ », « Jamr » et « Jarr » : le triptyque du rituel du thé sahraoui

« Jamaâ », « Jamr » et « Jarr » : le triptyque du rituel du thé sahraoui

11 mars 2026
in Culture, Société
Thé sahraoui
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Dans les régions du sud du Maroc, le thé n’est pas un simple breuvage. Il constitue un véritable rituel social qui rythme la vie quotidienne et se répète à différents moments de la journée, toujours dans une atmosphère de convivialité.

Lorsque la Jamaâ (le cercle des convives) se forme, que le Jamr (les braises) est allumé et que le Jarr (la conversation qui se prolonge) prend place, les trois principes du thé sahraoui sont réunis. Le thé dépasse alors le simple statut de breuvage pour devenir un symbole d’identité collective et un véritable langage social.

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Le premier fondement de ce rituel est la “Jamaâ”. Le thé sahraoui ne se conçoit ni dans la précipitation ni dans la solitude. Par nature, il est associé au partage et à la convivialité entre les membres d’un même cercle, dans un moment qui suppose du temps et une certaine préparation.

La tradition du thé chez la société sahraouie, la préparation du thé marque souvent le début d’une longue veillée. Le cercle devient alors un espace d’échange où l’on partage les nouvelles, où l’on raconte des anecdotes et où l’on discute des affaires de la vie quotidienne. Les conversations peuvent même s’étendre aux grands événements qui font l’actualité et alimentent les débats.

Le deuxième pilier de cette tradition est le “Jamr”. Dans la culture sahraouie, le thé se prépare lentement sur les braises. Le temps nécessaire pour porter l’eau à ébullition, puis pour le thé est versé d’un récipient à l’autre jusqu’à former une épaisse mousse blanche à la surface des verres.

Durant ces moments d’attente, les regards suivent calmement la théière posée sur les braises. Ce temps n’est pas un simple intervalle, mais un moment privilégié pour laisser la conversation se dérouler naturellement entre proches et amis.

Le troisième principe est le “Jarr”. Dans ces réunions, la parole s’étire sans hâte, s’enrichit d’exemples, de proverbes et d’anecdotes avant de revenir au sujet initial. L’éloquence, la vivacité d’esprit et la capacité à captiver l’auditoire sont des qualités particulièrement appréciées dans ces moments de partage.

Dans ce sens, le chercheur Ahmed Messida souligne, dans une déclaration à la MAP, que le thé occupe une place privilégiée dans la société hassanie, où il constitue l’un des legs culturels et sociaux les plus emblématiques.

Traditionnellement, le thé est servi en trois verres successifs, chacun offrant une intensité différente.

Le thé constitue également un pilier de l’hospitalité des régions du sud du Maroc, puisqu’il est offert aux invités comme un signe d’accueil chaleureux et de générosité.

De son côté, le poète Mohamed El Hassan, vice-président de l’Association des poètes de Dakhla, souligne l’importance du thé dans la culture hassanie, évoquant ses ingrédients et les différentes étapes de sa préparation.

Selon lui, le thé le plus apprécié dans les régions du sud est celui qui parvient à équilibrer douceur et amertume. Une séance de thé, ajoute-t-il, est rarement complète sans la présence de la poésie hassanie, dont les vers accompagnent souvent ces moments de convivialité.

Ainsi, le thé sahraoui ne se résume ni à un simple breuvage ni à une habitude quotidienne. Il constitue une véritable tradition culturelle qui perpétue les valeurs d’hospitalité et de cohésion sociale.

Durant le mois de Ramadan, ce rituel prend une dimension encore plus particulière. Après la rupture du jeûne et la prière des tarawih, le thé devient la touche finale de la soirée et marque le passage vers la quiétude de la nuit. Les familles se réunissent à nouveau, les braises sont ravivées et les conversations reprennent, souvent ponctuées de souvenirs et de récits transmis par les anciens.

(MAP: 11 Mars 2026)

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